La consigne positive

Ma chronique de Janvier pour Les Pros de la Petite Enfance, que vous pouvez également retrouver sur leur site.

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La consigne positive ou pourquoi éviter le "pas" - chronique Bougribouillons

11 commentaires sur “La consigne positive

  1. Bonjour,
    Es ce que cet article est dans le grand dictionnaire de la petite enfance?
    Je travail en crèche est je trouve vos projet et dessin très intéressant et valorisant et ça permet de se mettre a la place de l’enfant.
    Bravo
    Charlotte

  2. J’utilise les consignes positives avec mon fils de 27 mois notamment celle illustré afin qu’il garde son jouet/objet dans la main et qu’il arrête de tout lancer mais rien à faire il lance énormément surtout les couverts à table… C’est dangereux et ça dure depuis plus de six mois…je ne sais plus comment réagir et quoi dire…
    En tout cas vos affiches sont super et très juste !! Je les montre beaucoup autour de moi pur faire passer des messages et c’est très efficace ! Merci

    • Oui, la consigne positive n’est malheureusement pas une méthode magique pour obtenir ce que l’on veut de l’enfant, mais simplement pour se faire comprendre plus clairement.
      Derrière un comportement qui nous semble inapproprié ou dangereux et qui recommence, il faut chercher le besoin derrière. Besoin d’attention, besoin de découverte ou d’expérimenter, besoin de communiquer/se faire comprendre… Une fois le besoin trouvé, on peut alors proposer quelque chose de plus approprié en lien avec ce besoin.
      Dans quelle situation jette-il des objets ? Quelle est son état dans ces cas là ? Content, excité, en colère, concentré ?

      Quelques exemples suivant le besoin trouvé :
      – proposer des séances régulières de lancés de balles/peluches dans un endroit adapté.
      – se reconnecter à l’enfant, lui parler, échanger
      – verbaliser le besoin et expliquer : “tu es très content de manger et tu essayes de l’exprimer en lançant ton couvert ? C’est ça ? Ça peut être dangereux de lancer ça. Si tu es content tu peux dire “Youpi ! je suis content de manger !” (en mimant avec le corps)
      – “Tu es en colère ? Tu aimerais avoir plus d’attention ?”

      J’espère que ma réponse vous aura ouvert des pistes !

      • Pour la compléter, le conte est une excellente méthode pour établir la discussion de façon positive avec l’enfant. Il en existe de multiples formes, très génériques ou plus ciblés (colère, agressivité, sommeil…). L’un de mes auteurs préférés en la matière est Jacques Salomé. Son livre “Contes pour grandir de l’intérieur” est une pure merveille.
        Si vous souhaitez en savoir un peu plus : bit.ly/ContesPourGrandir (Note à Bougrie : n’hésitez pas à supprimer si vous n’autorisez pas les liens)

        • Merci pour le lien ! 😀

  3. Un très bel article que je partage volontiers ! Vous devriez ajouter l’option de partage sur les réseaux sociaux. J’adore votre travail qui résonne avec de nombreux articles de mon blog.

    • Bonjour Sabine. Un grand merci pour votre message qui me touche beaucoup.
      Pour partager il suffit de copier l’adresse url (au-dessus) et la coller sur votre profile dans le réseaux que vous souhaitez.
      Je me renseignerai pour ajouter un partage pour faciliter tout cela, merci du conseil.

  4. Bonjour,
    Vivant avec 3 enfants en bas âge, je vais commencer à essayer de modifier ma communication. Je vais essayer les consignes positives, et j’espère que le résultat sera au rendez-vous !

    Merci beaucoup de cet article.

  5. Bonjour
    A partlr de quel âge environ l’enfant comprend la consigne ? Ma fille a 8 mois et demi mais c’est comme si je parlais dans le vide quand je lui dit de laisser sa cuillère sur sa table si elle n’en veut plus ou de me la donner. Je commence à lui apprendre « donne » mais ça fonctionne 1 fois /sur 3.
    J’aimerai avoir un repère au niveau des âges.
    Merci d’avance !

    • Bonjour, la consigne positive est de toute façon à utiliser pour tout le monde et tout le temps. Ça n’est pas une technique pour faire obéir ou coopérer un enfant, mais une façon de communiquer plus en accord avec le fonctionnement du cerveau. Moi je l’utilise dans mon quotidien avec mes proches, c’est ainsi que j’ai transformé “Oh il ne faut pas que j’oublie mon porte-feuille” en “Oh il faut que je pense à prendre mon porte-feuille”.

      Concernant votre question, il faut savoir qu’un enfant de cet âge est dans la découverte sensorielle du monde dans lequel elle vit. Chaque action lui permet de mieux comprendre ce qui l’entour. “Tiens, quand je lâche la cuillère, ça fait un bruit dans mes oreilles”, et cette action recommencera, car c’est véritablement enthousiasmant pour son petit cerveau de constater que dans ce monde, cette action va provoquer la même sensation dans ses oreilles à chaque essai. C’est une découverte, qui permet d’assoir tous les apprentissages. Et c’est comme ça pour tout ce qu’elle pourra découvrir.

      Je pense qu’en temps que parents ou accompagnant·e, il est primordiale qu’on s’élève au niveau de l’enfant et de la nécessité pour lui d’expérimenter pour comprendre. Pour reprendre l’exemple de la cuillère, si pour votre petite puce, l’intérêt réside dans le geste répété de lâcher/bruit, cela n’a en effet aucun intérêt pour elle de vous la donner. Peut-être qu’à un autre moment, son intérêt sera porté sur le fait de tendre un objet, lâcher, reprendre l’objet, tendre l’objet, lâcher, reprendre l’objet… Et dans ce cas, que vous demandiez de vous donner la cuillère aura du sens pour elle.

      À cet âge, c’est avant tout l’adulte qui doit coopérer avec le besoin de découverte et d’expérience de l’enfant (et non l’enfant qui doit comprendre le monde rationnel et matériel de l’adulte). À l’adulte donc de proposer à l’enfant un environnement propice à ces découverte, en laissant à porté des objets non dangereux ni fragiles, tout en se questionnant sur les réels impératifs matériels. Est-ce si dommageable que cette cuillère tombe ?

      Et au besoin de verbaliser : toujours dans le même exemple, si l’adulte est hypersensible au bruit, on peut comprendre que la cuillère qui tombe sur le carrelage produise un bruit douloureux. Dans ce cas, on peut verbaliser et proposer autre chose : “Oh tu entends comme ça fait du bruit quand tu lâche la cuillère ? C’est intéressant pour toi on dirait. Moi ça me fait mal dans l’oreille ce bruit. Je vais te donner ce bavoir, si tu veux tu peux le faire tomber aussi. Ça ne fera pas de bruit mais peut-être que tu trouveras ça intéressant aussi ? Tu veux essayer ?”.

      Voilà mon regard sur votre question. Votre petite puce a beaucoup de chance que vous vous posiez des questions sur comment l’accompagner avec bienveillance et mieux la comprendre 🙂 C’est un beau cadeau que vous lui faites.

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