L’alimentation

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Et voici le retour de mes chronique pour Les Pros de la Petite Enfance.

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L'alimentation - chronique Bougribouillons

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➡️ Manger est un besoin physiologique, c’est naturel, mais c’est aussi un apprentissage, et comme tout apprentissage, il se fait essentiellement par l’imitation et l’envie, elle-même nourrie pas l’enthousiasme.

Le lait maternel ou industriel est l’alimentation principale du nourrisson jusqu’à 12 mois. Ainsi, lorsque le bébé montre de l’intérêt pour la nourriture solide, autour de 6 mois la plupart du temps (parfois avant, parfois après), c’est avant tout dans un besoin de découverte et d’imitation. Alors, si cette découverte peut nourrir tous les sens ; l’odeur, le toucher, la vue, l’odorat et même l’ouïe (avez-vous déjà entendu la « splatch » de la patate douce vapeur ?), c’est d’autant mieux pour le développement de l’enfant !
Ajoutez à cela des propositions d’aliments bruts, en famille et dans la joie et la sérénité, tous les éléments sont alors réunis pour que l’alimentation seine s’ancre durablement dans la base de l’enfant.

Cependant, si tout peut paraître simple, la peur et l’inquiétude s’invitent parfois au tableau. Quantités ingurgitées, équilibre alimentaire, diètes ou monodiètes, l’inquiétude grandit parfois chez les parents ou professionnel.le.s de santé. Un petit tour chez le ou la pédiatre peut vite travailler des parents jusque-là sereins sur l’alimentation de leur enfant.

La solution : lâcher prise et faire confiance à son enfant ! Tout comme la motricité ou l’acquisition du contrôle des sphynctères (encore appelé « propreté »), l’enfant sait mieux que quiconque ce qui est bon pour lui, quand et comment. Le rôle de l’adulte ne sera pas dans le contrôle ni dans le savoir, mais plutôt dans le fait d’offrir le meilleur environnement à l’enfant. Pour l’alimentation, sa place sera alors de proposer des aliments sains, pas (ou peu) transformés ou mélangés, de montrer le bon exemple et de faire de la découverte culinaire un plaisir et des moments partagés. Pour cela, il faudra redéfinir la place de l’adulte comme observateur accompagnant, et sortir des schémas classiques de l’adultisme, aussi appelé âgisme.

Pour aller plus loin au sujet de l’âgisme/adultisme :

Pour aller plus loin sur l’alimentation de l’enfant :

  • « Le manuel de survie des parents » de Héloïse Junier
  • « Le grand dictionnaire de la petite enfance » des Éditions Dunod, entrée « Alimentation et repas » écrit par Myriam Fleury.
  • L’épisode focus sur la Diversification Menée par l’Enfant que j’ai enregistré sur le podcast Papatriarcat.